réveil sur une planète inconnue

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réveil sur une planète inconnue

Message par Mister T le Lun 29 Aoû - 18:07

ARCHIVES du 03-10-2007



RP en cours suite à un défis ^^

"Sujet : Vous vous réveillez sur une planète inconnue , sans équipements , moyen de communications , armes ou autre moyens technologiques. Vous Devez trouver le moyen de rentrer chez vous.

Obligation :
-minimum 30 lignes
-pas de pouvoirs genre télépathie ou autre
-pas de porte des étoiles
-pas de vaisseaux passant par hasard (ou alors minimum 30 lignes APRES PREVISUALISATION ! )
-pas un mot par ligne , ce n'est pas du jeu
-On essaie de faire le moins de fautes possibles

Bon role play a vous deux , on votera après pour voir qui est le meilleur role-playiste d'entre vous deux ^^ "











1er chapitre : Réveil sur une terre inconnue.


Dans une vallée, à l'ombre de grandes fougères qui bordaient une forêt d'arbre mystérieux et étranges une silhouette était couchée sur un tapis de mousse qui perlait de mille éclats sous la rosée matinale.
Un frisson appelait doucement Alésia à sortir de ses rêves, ses yeux clignèrent et sa main se frotta le visage pour chasser les gouttes d'humidités qui c'étaient déposées sur ces cils.

« Où suis-je, que s'est t'il passé » se demanda t'elle

Elle se leva et marcha un peu pour se réchauffer alors qu'une lumière beige se glissait dans un ciel encore très sombre. Ses jambes étaient enquilosés et son esprit très embrumé, elle regardait toute autour d'elle pour essayer de comprendre ce qui lui était arrivé et surtout où elle se trouvait.
Devant elle, la prairie courrait sur quelques kilomètres pour mourir sur le sommet d'une vallée, dont l'horizon se déchirait avec un ciel en pleins réveil. En regardant derrière elle, elle put découvrir une forêt dont les arbres lui était inconnue, un genre de séquoia qui montait à quelques dizaine de mètre, laissant au bas de leurs énormes troncs, des ronces grises se battrent pour attraper le peu de lumière que ces colosses laissaient passer à travers leurs feuillages.
Au travers de sous bois sortaient des murmures inquiétant portés par une brise malsaine qui laissait une odeure hostile et inquiétante ; Elle en eut la chaire de poule.

Alésia alla s';asseoir sur une pierre, un peu à l'écart de ses arbres et s'étira longuement en essayant de retrouver la mémoire, mais que faisait elle ici se répétait elle sans cesse.

Ses derniers souvenirs étaient assez floues, elle se rappelait être allée au sénat, puis elle avait prit son vaisseau pour rentrer sur sa planète et là plus rien.
Elle regardait ses membres pour être sur de ne pas être blessée, mais elle n'aperçue pas la moindre égratignure pour confirmer ses doutes, de plus, cette végétation ne lui disait absolument rien et aucun fragment de vaisseau était en vu, elle ne c'était donc certainement pas crashé,
« mais alors, comment suis je arrivée ici ? Aide moi *Melessë ! »

(* divinité reconnue par la Nation de Tirion, déesse de l'espoir)

Sa curiosité prenant le pas sur sa peur, elle décida de se mettre en marche pour aller voir ce qui se cachait derrière ces collines, la rosée encore fraiche lui caressait la plante des pieds et lui fit prendre conscience qu'elle n'avait pas de chaussures et ... « la surprise lui coupa le pas » ... elle se regarda avec beaucoup d'étonnement car elle ne portait qu'une simple robe en lin blanc légèrement cintrée à la taille sans aucun autre accessoire, une robe qui n'était pas à elle et qu'elle n'avait pas porté à ses dernier souvenirs, ne comprenant vraiment rien à ce qui lui arrivait, elle chassa ses doutes et ses peurs puis se força à reprendre la marche.
Alésia avançait dans cette herbe fraiche avec cette tenue qui sous 'effet de l'humidité collait à sa peau, ses cheveux noires coulaient le long de sa nuque pour venir danser avec la blancheur du lin et la jeune reine donnait l'étrange impression d'une nymphe traversant une mer de verdure.

Cela devait faire plus de deux heures qu'Alésia avançait vers le sommet de la colline, l'herbe coupante attaquait la fine peau de ses jambes à chacun de ses pas, et ses pieds étaient en feu, mais la jeune reine serrait les dents et continua, elle ne voulait pas, elle ne pouvait pas s'arrêter avant de voir ce que cachait cette colline ; Une ville, un village peut être, un explication à cette situation, Elle ne savait pas ce qu'elle allait découvrir, mais s'essuyant le front du dos de sa main, elle continua sans faille pour le savoir.

Plus que quelques pas, Alésia arriva enfin au sommet de la colline, puis elle s'effondra sur ses genoux. Ce qu'elle aperçut lui entailla fortement le moral.

A genoux face à cette découverte, le désespoir dans les yeux, elle voulu pleuré , mais cela ne l'aurait pas plus aidé à comprendre où elle était et pourquoi. En face d'elle se trouvait un océan à perte de vue, une impasse d'eau salée qui venait s'échouer sur une prairie entourée d'une sombre forêt.



Suite en cours...


Dernière édition par Mister T le Mer 31 Aoû - 15:12, édité 1 fois

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Re: réveil sur une planète inconnue

Message par Mister T le Lun 29 Aoû - 18:08

Après avoir perdu son regard dans l'infinie de la mer, Alésia se retourna et s'assit quelque minutes pour prendre soin de ses pieds et de ses chevilles recouvertes de fines coupures puis fit face à ses peurs en regardant fixement cette forêt qu'elle sentait au fond d';elle lugubre et dangereuse.

C'est avec la gorge sèche, qu'elle reprit son chemin en sens inverse, espérant trouver à l';aube de ses bois, une petite rivière ou un torrent qui lui permettrait de se désaltérer et de se laver les jambes. Les heures passèrent et le ciel toujours grisâtre ne laissait pas apparaître de soleil, comme si dans ce monde, l'aube n'en finissait jamais, laissant un décor baignant dans une luminosité grise et beige. Aucune couleur chatoyante n'était là pour égailler les iris de ceux qui passaient par là, tout était terne, et le moral d'Alésia diminuait au fur et à mesure que les minutes s'écoulèrent.

Arrivé au bord du bois, elle le longea afin de trouver un chemin qui lui permettrait de le traverser ; Les murmures sortant de ces bois ne désamplifiaient pas, comme pour prévenir la jeune femme fatiguer de ne pas aller plus loin.
Au bout de quelques minutes, elle découvrit un petit sentier qui s'enfonçait au c½ur obscure de cette végétation, les ronces et fougères en cachaient la destination.

Après quelques profondes respirations Alésia se fit route au travers des ronces agressives qui n'attendaient qu'une petite seconde d'inattention de sa part pour lui voler quelques gouttes de sang.
A chacun de ses pas, elle s'enfonçait un peu plus au c½ur de ce décor fait d'épines, d'obscurité et de peur, ses mollets et ses bras étaient couvert de légers filets de sang, sa robe d'un blanc immaculé quelques heures auparavant, absorbant les gouttes volés à son corps et les affichait fièrement sous forme d'alvéole rouge carmin.

Pourtant elle se devait de continuer, repoussant les ronces de ses mains, elle avançait péniblement, chacun de ses gestes lui infligeant de nouvelles souffrances, de nouvelles excuses pour abandonner et la jeune femme s'accrochait à ses bon souvenirs, à de belles pensées qui l'aidaient à ne pas se focaliser sur les griffures de son corps qui lui criait famine.

A bout de force, Alésia trébucha et tomba vers l'avant en n'ayant à peine le temps de se protéger les yeux des épines acérées, elle sentit la peau de sa joue se déchirer sur une de ses maudites branches, puis le sol dur qui cogna ses genoux en enfonça encore un peu plus ces pointes au c½ur de sa chair.
Elle essaya de se relever, mais les ronces la maintenaient au sol, elle était devenue la triste prisonnière de cette sordide végétation ; elle avait mal, cela faisait presque une journée qu';elle marchait dans ce territoire hostile et elle était déshydratée.
Dans un dernier effort, elle se tourna sur le coté et colla ses genoux contre sa poitrine en pleurant à chaudes larmes pendant de longues minutes avant de s'endormir d'épuisement.

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Re: réveil sur une planète inconnue

Message par Mister T le Lun 29 Aoû - 18:08

Après quelques heures d’un sommeil agité, ses yeux clignèrent…elle espérait tant se réveiller dans son vaisseau, laissant derrière elle ce cauchemar, mais la réalité était tout autre et ses blessures ajoutées à la froideur des lieu, lui indiquèrent rapidement qu’elle était toujours dans cette forêt, sur cette planète inconnue.

Le manque d’eau l’affaiblissait grandement et les vertiges devenaient de plus en plus fréquents, mais elle ne voulait pas mourir ici, abandonnée de tous. Elle rassembla alors ses dernières forces et s’arracha à ces ronces dans un cri de rage et de désespoir.
Une fois sortie de sa prison d’épines, elle s’essuya brièvement les mains et continua sa route, toujours accompagnée de ces murmures incessants qui venaient jouer de ses nerfs.


« Jamais je ne sortirais d’ici, mais qu’ai- je donc fait pour mériter cela ? Pourquoi ? Que c'est-il passé ? »

Alésia refoulait ses larmes, ses vertiges ne s’arrêtaient plus et sa vie maintenant, ne tenait qu’au fil d’un hasard qu’elle espérait encore…salvateur !

Elle marcha encore pendant plus d’une heure avant de rencontrer, enfin, un semblant d’espoir…

Derrière une ultime barrière de ronces, Alésia crut deviner une grande clairière, elle repoussa cette masse d’épines de son avant bras, les paumes de ses mains ensanglantées n’étant plus d’aucun secours tant ses blessures la faisaient souffrir. Les yeux pleins d’espoir, fixés sur … .

Peut être un mirage créé par ses premiers délires, mais elle voyait un tapis de soie vert, d’une moelleuse épaisseur, l’amener vers le trésor le plus important à ses yeux en cette heure. Une herbe grasse se déroulait devant elle, allant à moins d’une centaine de mètres, jusqu’au bord d’un petit ruisseau ou chantait une eau cristalline et, à cet instant précis, Alésia sentit à quel point elle était assoiffée.

Alésia plissa les yeux de peur que cela ne soit qu’un rêve, puis, essayant de réunir ses dernière forces elle avança , tremblante, et descendit lentement vers ce point d’eau. Le ruisseau gargouillait entre les pierres recouvertes de mousse.
Elle s’agenouilla pour y plonger ses mains, couvertes de boue et de sang, se lava longuement avant de former une coupe pour s’abreuver. L’eau très fraîche lui glaça les dents, mais elle en avala de grandes gorgées avec délice.

La fraicheur coulait dans sa gorge, elle sentait l’énergie se diffuser en elle et oublia, pendant cet instant les blessures de son corps. Quand elle eut enfin étanché sa soif, elle trempa ses jambes dans cette eau qui lui apportait tant de réconfort, puis elle se laissa glisser dans le ruisseau et s’y immergea voluptueusemen .
Le ruisseau soulageait ses plaies et emportait dans son courant cristallin le sang qui avait coulé sur sa peau et qui l’étouffait de désespoir et de fatigue.
Le lin collait alors à son corps dans une transparence qui aurait pu paraître provocatrice en d’autres circonstances, mais la jeune reine, qui n’était plus ici qu’une simple créature perdue, s’en souciait peu. Elle savourait un bonheur intense, cette renaissance à la vie par cette eau ! l’eau, elle l’avait toujours eue à portée de main par le passé, quoi de plus banal ! et voilà qu’elle était devenue synonyme de paradis ! plus rien d’autre n’existait à ses yeux.


La jeune femme avait tort de se croire seule ! quelque part, au milieu de ces feuillages, deux yeux ne la quittaient plus, deux formes rondes la fixant, l’observant et la jugeant en toute impunité.

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Re: réveil sur une planète inconnue

Message par Mister T le Lun 29 Aoû - 18:16

Après s’être délectée de cette eau bien venue, elle s'étendit sur l'herbe qui bordait le ruisseau et ferma les yeux afin de prolonger cet instant si particulier ; après, il faudra reprendre la route. Etrangement, Alésia se sentait bien, elle n'avait pas souvenir d'avoir ressenti à ce point, ce sentiment de paix avec elle même ; elle n'avait pas besoin d'être partout à la fois, elle n'avait pas peur de blesser quelqu'un par une mauvaise parole, elle n'avait qu'une seule chose à faire et c'était de préserver sa vie ! cela lui parut si reposant qu'elle se laissa pénétrer par de doux rêves et s'assoupit.

En s'élevant dans le ciel, le soleil passa au-dessus de la cime des arbres et vint caresser les cheveux de la jeune femme qui remua et, lorsque les rayons frappèrent ses paupières closes, elle se sentit arrachée aux profondeurs de son doux sommeil, comme un poisson qu'on tire hors de l'eau et qui résiste.
Mais impossible de lutter contre le soleil. Elle remua la tête, plaqua ses bras sur ses yeux et murmura :

« Non, pas déjà'! »
Protégée par l'ombre de son bras, elle ouvrit les yeux et se réveilla tout à fait. Un long moment, elle resta immobile tant ses bras et ses jambes étaient douloureux, comme chaque partie de son corps engourdi de fatigue, et éprouvé par les ronces. Mais elle était réveillée et sentait le souffle de la brise et la chaleur du soleil sur sa peau, elle entendait le clapotis du ruisseau et en oublia presque les murmures sordides qui, en toile de fond, mugissaient encore. Tout cela était si bon. Elle avait oublié combien le monde était agréable.

Elle était à cent lieues d'imaginer cette présence, là, à quelques pas, qui l'observait.

Alésia respira profondément, puis se releva pour continuer sa route. Les journées sur cette planète étant vraiment très différentes de ce qu'elle connaissait, elle n'avait aucune idée de l'heure qu'il pouvait être, mais son estomac commençait à se faire sentir et elle estimait déjà être ici depuis un jour et demi.
En regardant tout autour d'elle, elle ne distingua aucun sentier et, l'idée même de vivre une nouvelle traversée dans ces bois n'était pas vraiment ce qu'elle souhaitait. Elle se glissa alors dans le ruisseau et marcha dans l'eau, en remontant le courant, assez satisfaite de son choix.

Le miroitement de l'eau s'éclaboussait de mille éclats de lumière sur le corps de la reine qui marchait calmement, où nageait, lorsque l'eau devenue trop profonde n'offrait plus à ses pieds la possibilité de se poser. Mais au moins, elle restait à l'abri de ces barbelés de verdure qui l'avait si douloureusement lacérée

L e regard était toujours posé sur elle quand l'ombre commença à recouvrir le ruisseau et qu'Alésia entrevit enfin le bout de cette forêt. Portant sa main au dessus de ses yeux, elle scruta l'horizon pour essayer de deviner ce vers quoi elle se dirigeait, mais la vue n'était pas assez dégagée pour s'en faire une idée. Elle se dépêcha alors de remonter le courant afin de sortir au plus vite de cette forêt et peut être, trouver le moyen de retourner sur sa planète.
Les battements de son coeur tambourinaient de plus en plus fort ; elle discernait déjà une grande prairie ; peut être même, trouverait-elle des habitations ? Elle accéléra encore la cadence, plus que quelques mètres, et ces arbres seraient enfin derrière elle.
Une grande pairie dorée s'étendait, paisible sous un soleil couchant. Dorée, jaune, brune, verte, chatoyant des millions de nuances irisées.

Dans ce paysage immense, le seul être vivant, mais immobile, était la jeune femme, qui s'était arrêtée subitement, si pâle qu'on aurait pu la croire inerte ;morte ! La faim avait tiré ses traits, la douleur avait creusé des rides autour de ses yeux et sa robe de lin, trempée et déchirée, ajoutait une note légèrement théâtrale.
Alésia avait atteint les frontières de l'épuisement et la vue de cette falaise infranchissable qui se dressait furieusement devant elle, en prenant soin de ne lui laisser d'autre choix que d'entrer à nouveau dans la forêt, a porté un coup fatal à la jeune reine. Alésia se sentit envahie d'une grande fatigue, elle aurait voulu s'endormir là, pour des heures, des jours, des mois, des années entières sans jamais plus se réveiller ; elle succomba à ses vertiges et s'effondra dans le ruisseau où elle se laissa emporter par l léger courant s'abandonnant à une noyade certaine, sans même en avoir conscience.

Imaginez un monde sans lumière, un monde ou l'obscurité serait si intense, que vous ne verriez pas votre main devant votre visage ; imaginez un monde de silence, où même vos propres battements de coeur ne parviendraient pas à vos oreilles ; imaginez un monde statique, où vous ne sentiez pas vos mouvements, où vous ne savez pas si votre cage thoracique se gonfle et se dégonfle pour amener l'air à vos poumons ; et enfin, imaginez un monde où le temps n'existe plus, un monde où la fraction de seconde et l'éternité ne trouveraient pas leurs différences .ce monde terrifiant ;c'est celui où est tombée Alésia.

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Re: réveil sur une planète inconnue

Message par Mister T le Lun 29 Aoû - 18:26

2ème chapitre : Les Soibs.

Les Soib sont des créatures de la taille d'un enfant, bien plus robustes, leur corps est recouvert d'une fourrure courte dont les couleurs varient entre des nuances de gris et de marrons. Leurs bras et leurs jambes, de taille égale, sont proportionnellement plus longs que le reste de leurs corps et, pourvus, chacun , de 6 doigts griffus qui leur permettent d'évoluer facilement dans leur environnement.

- « Tu n'aurais pas dû faire ça, Glok ! non, tu n'aurais pas dû !
Slug le regardait d'un air méprisant et rempli de peur et d'incertitude. Glok avait ramené une créature inconnue au sein de leur village et l'avait enfermée dans une sorte de petite étable ; la créature avait l'air morte, ou du moins dans un bien triste état.
Ni Glok, ni Slug n'avait , de leur vie, vu une telle créature ! elle était moche, hideuse, d'ailleurs, aucun poil ne recouvrait son corps et ses proportions était bizarres. Ils se demandaient comment une telle bête pouvait survivre seule.

« Fais- la tomber tant qu'elle n'est pas réveillée, qu'on soit sûr qu'elle soit bien morte ! rien que sa vue me hérisse le poil ! »
- « Non, pas question, je veux en savoir plus sur cette chose. »
Slug se mit à grogner pour montrer son désaccord, puis lançant un dernier regard de dégoût sur cette créature inerte, il se retourna et partit sur une passerelle qui le conduisit à l'arbre voisin.
Glok n'y prêta pas attention, il était subjugué par l'animal qu'il venait de trouver. Avec précaution, il entra dans l'étable et posa une feuille d'arbre creuse dans laquelle se trouvait de l'eau fraîche et une seconde, remplie d'une pâtée faite de plantes et d'insectes écrasés, puis il se dépêcha de sortir en verrouillant la porte. Il espérait que sa créature 'allait pas mourir de faim, du moins pas tout de suite, afin de satisfaire sa curiosité, et il resta un long moment à l'observer.

Petit à petit, toute la communauté se rassembla pour voir le monstre que Glok avait ramené dans le village, certain partagèrent la même curiosité que lui, mais la majorité en avaient peur et essayait de le dissuader de s'en débarrasser rapidement.

En principe, la tribu aurait du se jeter sur Glok, le frappant et le griffant jusqu'à ce qu'il cède à la majorité. Mais Glok était le fils de Glotek, chef de cette tribu ; il était aussi, et surtout le Soib le plus puissant ; de ce fait, personne n'osait se dresser contre lui et cela s'appliquait aussi à sa descendance.

Tout le village était en effervescence, des groupes se formaient.

- « Il faut l'abattre tout de suite ! »
- « Non ! On ne sait pas, peut être est-ce une créature gentille, peut être pourrait-elle nous aider ? »
- « Non, elle ne vient pas d'ici, et si elle est partit de chez elle, c'est qu'elle a été chassée, ou alors qu'elle à mangé toutes ses proies et qu'elle en cherche de nouvelles ici, tuons-la ! »
- « il n'y a qu'à la lâcher sur la plage et la laisser se débrouiller ! »
- « C'est trop risqué ! »
- « Peut être est-ce un être de la haut ? peut être a- t'elle été envoyée par Eux pour nous aider ? »
Cette dernière question jeta un silence lourd et rempli de doutes et de peur ; on n'avait pas le droit de parler des Etres de là haut sans être en face du Lurisos ; Tous les regards se tournaient alors vers le chef de la tribu, le puissant Glotek.
Il se gratta longuement la tête, puis en dirigeant son regard vers l'étable où était enfermé la créature, il annonça son verdict.

- « On ne peut la tuer sans savoir si c'est une envoyée ; nous allons la garder enfermée et l'observer quelque temps et nous en reparlerons plus tard ! »
Les Soibs se plièrent sans problèmes aux ordres de leur chef. Il était le plus fort, donc le plus sage et sa décision prise, on obtempérait sans discussion. Chacun retourna à son occupation, lançant des regards furtifs et inquiets en direction de l'étable.

Glok, lui, était aux anges, il ne voyait que des avantages à sa découverte. Non seulement, il n'avait pas perdu la face devant les autres, il assoyait donc un peu plus son autorité, mais en plus, c'était sa découverte et, selon la loi de son clan, c'était donc lui le responsable de cette chose et de ce qu'elle ferait. Si cette créature les aidait en quoi que ce soit, Glok en tirerait tous les bénéfices.
Il s'en frottait les mains en regardant, impatient, cette chose qui commençait à toussoter et s'agiter légèrement dans son sommeil.


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Re: réveil sur une planète inconnue

Message par Mister T le Lun 29 Aoû - 18:35


Combien de temps s'était-il écoulé depuis qu'elle avait perdu connaissance ? Où se trouvait-elle maintenant ? Alésia sentait la vie reprendre à nouveau possession de son corps ; petit à petit, partant de ses poumons pour parcourir tout son corps par le chemin de ses veines, passer par son coeur, puis aller jusqu'à l'extrémité de ses membres, réveillant tous ses sens à son passage, avant de finir sa course dans les cellules de son cerveau.

Elle sentit ce courant de vie la parcourir, réveillant, au fur et à mesure de sa progression, d'innombrables petites douleurs, petits picotements. Elle ressentit aussi la dureté du sol sur lequel elle était couchée, la sensation d'un bois légèrement poli, puis une autre sensation l'arracha brutalement de son inconscience.

Elle était nue ! Sursautant brusquement, cachant sa féminité dans un réflexe de pudeur bien illusoire, elle se redressa et poussa sur ses jambes pour se blottir à l'ombre d'un coin de la pièce.
Elle jetait des regards apeurés tout autour d'elle, découvrant le lieu dans lequel elle se trouvait : le sol était fait de branches qui avaient été polies, peut être par des animaux qui vivaient ici auparavant. Un morceau de tronc creusé était placé contre une paroi ;les murs étaient aussi faits de branches entrelacées qui ne présentaient aucune autre fenêtre que celle située juste sous le toit, à environ, 2m50 du sol et d'où une drôle de créature l'observait avec des yeux grand ouverts.

La jeune femme essaya de se recroqueviller encore un peu plus dans le coin de la pièce : elle aurait voulu se transformer en petite fourmis afin de se cacher dans les branchages serrés de sa prison, mais elle était bien là, elle avait peur, elle avait mal et elle se sentait terriblement humiliée par cette situation.
Tapie dans son coin, elle avait replié les genoux sur le côté, plaquant sa main entre ses jambes, son autre bras couvrant sa poitrine. Elle regardait cet être en essayant de cacher au mieux sa peur en se figeant dans une dureté sans nom.


- « Qui êtes- vous ? Que m'avez-vous fait ? Où sont mes vêtements ? J'exige que vous me les rendiez ! cria-t-elle à l'encontre de celui qui l'observait. La créature qui était recouverte de poils avait l'air assez excitée par son réveil. Elle fit de grands gestes en lançant des regards à gauche, à droite pour partager ce spectacle !
- « C'est ça, appelle tes amis et rincez- vous l'oeil !sales bestioles ! Donnez-moi des vêtements ou je vous jure que vous tuerai tous les deux ! »
Alésia comprit rapidement que ces créatures ne la comprenaient pas ; ces êtres utilisaient un langage qui lui était inconnu. Un des deux tendit le bras en montrant deux grandes feuilles d'arbres qui étaient posées au milieu de la pièce ; l'une contenait de l'eau et l'autre un genre de purée.

- « Vous croyez peut être que je vais bouger ? Vous rêvez ! j'espère, je veux des vêtements et je ne bougerais pas tant que vous ne m'en rapporterez pas ! »

Même si Alésia avait compris qu'il ne lui servait à rien de leur parler dans son langage, cela lui donnait l'impression de reprendre un peu d'assurance, même si les deux créatures ne bougeaient pas et la regardaient comme on observerait un hérisson dans une boîte, attendant de voir combien de temps il allait mettre pour se déplier.

La jeune femme tenut bon pendant plus d'une demi-journée, mais cela faisait plus de 48 heures qu'elle n'avait mangé et elle sentait ses forces l'abandonner de minute en minute. Que pouvait- elle faire ? Elle cessa de se cacher et se leva pour examiner ce que ces hôtes lui avaient apporté. Elle prit la feuille remplie d'eau et la porta à sa bouche puis, prenant l'autre feuille, renifla la bouillie et dans une grimace de répulsion ; elle s'aventura quand même à y goûter.

Alésia ferma les yeux, elle abandonna l'idée d'essayer de reconnaitre les ingrédients de cette préparation qu'elle jugea immonde ! mais sentant le bienfait que cette tambouille apportait à son corps, elle y trempa les doigts et mangea essayant d'en oublierl'odeur et le goût, au grand bonheur de Glok et de son ami.
Les jours se succédèrent, Alésia avait beau essayer de casser les murs, ou de les escalader pour atteindre la fenêtre, toutes ses tentatives étaient vouées à sur un échec cuisant.

Elle commençait à s'habituer à sa nudité ainsi qu'à la nourriture qu'on lui servait. Elle avait même fini par pouvoir échanger quelques rudiments de conversation, par gestes, avec l'être qui s'occupait d'elle ; mais cela se limitait à lui demander à boire, à manger, des feuilles pour se débarbouiller et toutes ces petites choses qui ne suffisaient pas à avoir une réelle conversation. Tous les jours, plusieurs créatures venaient la voir ; Alésia estimait que ce village devait comporter plus d'une cinquantaine d'individus.


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Re: réveil sur une planète inconnue

Message par Mister T le Lun 29 Aoû - 18:43

Un matin pourtant, Alésia découvrit la créature, debout devant elle, lui tendant une feuille contenant son repas avec une douceur maladroite. Elle sentait qu'elle partageait la même peur et cela la rassurait. Elle était de petite taille, mais ses bras et ses jambes étaient d'une musculature trop importante pour qu'elle puisse imaginer la combattre. Alésia se leva doucement et prit son repas en lui adressant un très grand sourire, le remercia avant de retourner s'asseoir contre un mur de sa prison pour commencer son repas.
-« Merci ! » répéta la créature.
Alésia n'en revenait pas, il avait parlé ! Elle reposa son repas et voulut se lever , regardant cet être étrange, les yeux remplis d'un espoir nouveau.
- « Vous me comprenez ? »
- « Moi écoute les dires et moi dire les dires quand comprendre. »
Alésia prit quelques secondes pour donner un sens à cette phrase et lui sourit pour lui indiquer qu'elle l'avait bien entendus.
- « Tu écoutes les paroles, tu les répètes quand tu les comprends. »
La créature réfléchit à son tour, mais le langage de la jeune femme lui sembla difficile à comprendre, il secoua la tête et montra du doit son torse.
- « Glok, moi Glok. »
- « Tu te nommes Glok » poursuivit Alésia qui imita son geste
- « Je me nomme Alésia. ALESIA »
- « Tu te nommes Alésia, je me nomme Glok »
- « Oui, c'est bien ! » cria Alésia ne cachant plus sa joie.

Glok aussi avait l' content de sa prestation et il commença à lui montrer le bois pour savoir comment la femme l'appelait, puis les feuilles et ainsi de suite. Au bout de quelques jours, les discussions se créèrent, et Glok commençait à maitriser le langage d'Alésia, même s&'il n'arrivait pas à comprendre comment on pouvait vivre après le ciel quand on n'était pas un être de là haut.

- « Tu dois promettre être sage et moi te laisser sortir !»
- « Oh oui, s'il te plait, je te le promets ! »,
Alésia était au bord du supplice, cela faisait des semaines qu'elle n'avait pas vu autre chose que les murs de cette prison ! elle allait enfin pouvoir s'échapper.

Glok sauta vers la fenêtre, disparut puis revint en descendant une grosse corde pour qu'elle puisse s'extirper de sa cage. Alésia allait enfin voir où elle se trouvait.
Sa surprise fut grande et légèrement décevante. Sortie de la cabane, Alésia se retrouva dans un village accroché aux arbres, à plus d'une cinquantaine de mètres du sol. Chaque maison était reliée aux autres par des plates formes en bois. Il y avait des places, des espaces de travail ; la vie y était active.

Les regards se tournaient tous vers elle, pleins de méfiance et peu de Soibs osaient la fixer dans les yeux.

- « Voilà Alésia, c'est mon village ! au début on vit dans une maison seul, mais après, quand on à été bon pour le village, le chef nous donne droit de vivre dans grande maison avec tous les bons Soibs ! »
- « Mais vous ne descendez jamais en bas , je veux dire, sur la terre ferme ? »
- « Non, trop d'herbes méchantes ! pas à manger ! pas bon en bas ! juste pour se cacher, comme moi quand j'ai trouvé toi dans rivière. »

Si les passerelles étaient nombreuses, Alésia ne vit aucun escalier qui pourrait lui permettre de descendre, mais elle aperçut un arbre immense, bien plus grand que tous les autres, et dont le feuillage disparaissait dans les nuages. Elle resta de longues secondes, impressionnée par ce qu'elle n'aurait jamais cru possible, si elle ne venait de le voir de ses propres yeux. » Cet arbre doit bien faire plus de 500 mètres de haut ! » se dit elle.

- « Tu as dit que tu venais de après le ciel, tu connais aussi êtres de là haut ? »
- « Peut être, je te dirais ça quand je les verrais » répondit-elle en essayant de gagner le droit de voir ce qui s'y passe. »
- « Mon chef et père dit que si tu termines notre problème, tu as droit de monter là haut ! »
- « Votre problème ? c'est quoi ? »

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Re: réveil sur une planète inconnue

Message par Mister T le Lun 29 Aoû - 18:50

Même si ces créatures n'étaient pas humaines, Alésia n'eut aucun mal à s'apercevoir que les traits de Glok avaient pris un sombre dessin.

- « Les Naksius ! ce sont des créatures... » Glok cherchait apparemment le mot qui conviendrait le mieux à son explication dans le peu de vocabulaire qu'il avait assimilé «... Beaucoup très cruels ! »..il poursuivit, le regard rempli de terreur ;

- « Tous les mêmes périodes, elles viennent nombreuses, de l'océan, et viennent manger pauvres Soibs. Leur corps est recouvert de très dur et leurs dents coupent beaucoup, nous n'arrivons pas à être plus forts, et nous ne savons pas où nous cacher car maintenant elles grimpent aux arbres.
La dernière fois, elles ont tué plus de la moitié de notre clan, cette fois les Soibs n'existeront plus si tu ne trouves pas solution pour nous !


Alésia avait froid dans le dos, elle n'osait déjà pas attaquer un soib sans armes, alors comment pourrait elle imaginer attaquer une créature encore plus forte et plus féroce qu'eux.
Elle demanda à Glok à quoi ressemblait ces Naksius. Il la prit par la main et l'amena à l'autre bout du village.
Alésia fut surprise et impressionnée par toutes ces routes de bois circulant d'arbres en arbres ; toute la forêt en était parcourue et Glok l'emmena à l'extrémité de la forêt, face à l'océan.


- « Regarde là-bas ! » lui dit Glok en tendant son bras vers une crique.
Alésia plissa les yeux et essaya de discerner ce que lui montrait ce Soib.

- « Quoi, les grosses tortues ? »
- « Tooorrtous ? Non, pas toortoues, c'est le dos des Naksius ! »

La jeune femme mis sa main en visière et plissa encore un peu plus ses yeux afin de comprendre pourquoi Glok avait tant peur de ces tortues ? Ses yeux s'agrandirent en une fraction de seconde, la bouche entrouverte, Alésia resta figée de terreur au spectacle qu'elle venait de percevoir ;

Deux de ses créatures se battaient, et elle put voir enfin à quoi ressemblaient les Naksius !
Une carapace à peine plus allongée que celle d'une tortue géante, des pattes palmées où l'on pouvait remarquer, même à cette distante, d'énormes griffes, un large cou se terminant par une mâchoire garnie de lames scintillante, énormes, qui donnaient l'impression d'un monstre sans tête ! Leur taille était assez difficile à estimer, mais vu la distance, elle devait être d'environ deux mètres de long.
Alésia mesura alors la gravité de sa situation : si elle ne trouvait pas le moyen d'aider les Soibs, elle serait alors tuée par ces monstres. La reine n'était plus qu'une prisonnière, contrainte de s'essayer à sauver ses kidnappeurs, en faire ses alliés, pour pouvoir espérer les fuir plus tard ;
« est-il pire situation ? » pensa t'elle.

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Re: réveil sur une planète inconnue

Message par Mister T le Lun 29 Aoû - 18:58

Glok la tira par la main pour l'inciter à revenir au centre du village et Alésia ne se fit pas prier pour le suivre ; ces monstres étaient certainement les êtres les plus laids et les plus dangereux, sans doute, qu'elle ait jamais vu. Arrivé devant l'étable, Glok invita Alésia à descendre dans sa prison afin de prendre son repas. Les deux êtres mangèrent, face à face, dans un silence, lourd d'inquiétude.
- « Avez-vous des armes ? « demanda t-elle à Glok
- « AAarme ? »
- « Oui, un outil servant à se défendre ! »
Le soib montra ses six griffes en signe de réponse, ce qui laissa Alésia perplexe. Elle se demandait comment cela pouvait être possible ; les Soibs étaient des êtres intelligents, capables d'apprendre une langue étrangère en quelques semaines, ils avaient réussi à ériger un village au sommet des arbres en y amenant de l'eau par des systèmes mécaniques extrêmement complexes, avaient construit tout un réseau de passerelles de communication et pourtant, n'avaient jamais songé à se protéger par d'autres moyens que leurs pauvres griffes !

Alésia questionna Glok pendant des heures, la partie n'était pas gagnée ; loin de là, mais Alésia voulais croire que la situation n'était pas désespéré !
Elle voulait savoir si les Naksius étaient capables de sauter d'un arbre à un autre, si leur salive était vénéneuse, s'ils étaient lestes, ou plutôt lourdauds dans leurs déplacements ; il fallait qu'elle réunisse le maximum d'informations sur ce redoutable ennemi.

Elle resta ensuite un long, un très long moment, silencieuse et immobile, puis, s'adressant à son interlocuteur resté silencieux lui aussi, elle dit


- « Glok, demain il faudra que tu m'emmènes au ruisseaux ! »
- « Non ! je ne peux pas, tu dois rester ici ! »
- « Non Glok, si tu veux que je vous aide, je dois chercher quelque chose dans le ruisseaux, il le faut ! »

Le Soib grimaça avant d'accéder à sa requête ; l'arrivée imminente des Naksius ne lui laissait pas vraiment le choix. Il souhaita une bonne nuit à la jeune femme, bondit hors de l'étable pour rejoindre ses semblables dans la grande maison du chef.

Alésia resta assise quelques secondes, les genoux repliés sur sa poitrine, à réfléchir sur ce qu'elle allait faire le lendemain, puis elle se laissa glisser sur le côté et s'endormit.


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Re: réveil sur une planète inconnue

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